La Toscane du Nord
Situé au centre-est de l’Allemagne, le Land de Saxe-Anhalt est traversé par la Saale et abrite des vallées fluviales rappelant quelque peu l’Italie centrale. Un voyage sur le deuxième plus long affluent de l’Elbe, de Bernbourg à Mersebourg, constitue une expérience incroyable.
Till l’Espiègle est sans doute le farceur allemand le plus célèbre de l’histoire. Nul autre ne s’en est pris avec autant d’insolence aux autorités, n’a joué des tours plus subversifs et n’a tendu plus impitoyablement au petit peuple le miroir de ses faiblesses petites-bourgeoises. À en croire la légende, il était au service du comte du château de Bernbourg il y a 700 ans. Le donjon du château Renaissance, qui domine la Saale depuis son rocher de grès, porte depuis lors le nom de «Eulenspiegelturm» (tour d’Espiègle). Aujourd’hui, il est devenu l’ambassadeur le plus efficace de Bernbourg, une petite ville de 32 000 habitantes et habitants.
«Votre bateau est prêt à partir», annonce Boris Funda en désignant un Tarpon 37 DP amarré à la jetée devant le château. Nous accomplissons les formalités, prenons possession des cabines, rangeons nos provisions dans la cuisine et laissons Till l’Espiègle et la noble demeure dans notre sillage. Les premiers kilomètres que nous parcourons sont un véritable hommage à la nature. Un café dans une main, la barre dans l’autre, nous serpentons à travers une forêt alluviale dominée par les ormes et les frênes. Des hérons cendrés nous font l’honneur de leur présence sur les rives et, de temps à autre, des pêcheurs nous saluent et des rapaces démontrent leurs talents acrobatiques de chasseurs.
Après 13 kilomètres de navigation, l’écluse d’Alsleben apparaît devant nous. Un rapide appel au centre de contrôle des écluses de Bernbourg, puis l’agent de service nous fait monter de quatre mètres vers le bief amont d’un simple clic de souris. Quelques coups de moteur plus loin, le quai du chantier naval Fischer nous invite à faire une halte. Nous accostons, payons 15 euros pour la nuit, sortons nos vélos du bateau et pédalons vers le nord. Au bout d’une demi-heure, la petite ville historique d’Alsleben, avec ses maisons hanséatiques en briques, laisse place au château de Plötzkau, un édifice de style Renaissance au caractère rustique qui émerge de manière idyllique des prairies et des champs.
«Votre bateau est prêt à partir», annonce Boris Funda en désignant un Tarpon 37 DP amarré à la jetée devant le château. Nous accomplissons les formalités, prenons possession des cabines, rangeons nos provisions dans la cuisine et laissons Till l’Espiègle et la noble demeure dans notre sillage. Les premiers kilomètres que nous parcourons sont un véritable hommage à la nature. Un café dans une main, la barre dans l’autre, nous serpentons à travers une forêt alluviale dominée par les ormes et les frênes. Des hérons cendrés nous font l’honneur de leur présence sur les rives et, de temps à autre, des pêcheurs nous saluent et des rapaces démontrent leurs talents acrobatiques de chasseurs.
Après 13 kilomètres de navigation, l’écluse d’Alsleben apparaît devant nous. Un rapide appel au centre de contrôle des écluses de Bernbourg, puis l’agent de service nous fait monter de quatre mètres vers le bief amont d’un simple clic de souris. Quelques coups de moteur plus loin, le quai du chantier naval Fischer nous invite à faire une halte. Nous accostons, payons 15 euros pour la nuit, sortons nos vélos du bateau et pédalons vers le nord. Au bout d’une demi-heure, la petite ville historique d’Alsleben, avec ses maisons hanséatiques en briques, laisse place au château de Plötzkau, un édifice de style Renaissance au caractère rustique qui émerge de manière idyllique des prairies et des champs.



