Voile et foiling – véritable tendance ou simple curiosité?
Le foiling est sur toutes les lèvres. Tant dans le milieu professionnel que chez les sportives et sportifs amateurs, les engins nautiques à foils (kitefoil, wingfoil, pumpfoil) connaissent actuellement un grand engouement. Mais dans quelle mesure cela s’applique-t-il également aux voiliers équipés de foils?
Cela fait déjà plus de 100 ans que l’idée de soulever un bateau hors de l’eau afin de réduire la résistance et d’augmenter ainsi sa vitesse a vu le jour. Les premiers essais concrets ont été réalisés à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle. Dans le cadre du développement commercial des hydroptères, l’objectif principal était toutefois d’assurer un transport rapide de passagers ou de répondre à des applications militaires.
Dans le domaine des régates, la voie a été ouverte par la classe Moth. L’Australien Rohan Veal, lui-même très impliqué dans le développement des foils, est devenu le premier champion du monde de Moth à foils en 2025. Et tandis que la véritable percée à la Coupe de l’America a eu lieu lors de sa 34e édition, avec l’arrivée des premiers catamarans à foils, il serait aujourd’hui difficile d’imaginer une Coupe de l’America disputée avec des voiliers à déplacement «lents». Actuellement, la compétition se déroule sur les monocoques à foils de la classe AC75, dont le développement se poursuit à un rythme soutenu. Même le monde de la course au large a adopté le foiling: bien qu’Éric Tabarly ait déjà entrepris des essais au large avec un trimaran à foils en 1976, ce n’est «que» depuis le Vendée Globe 2016 que les Imoca effectuent leur tour du monde avec l’assistance de foils.
Bien des choses ont changé au cours des deux dernières décennies, ce qui soulève la question suivante: les voiliers volants ont-ils désormais été adoptés par le grand public, ou le foiling reste-t-il réservé aux professionnels?
Les foils fonctionnent en principe comme des ailes d’avion, mais dans l’eau. L’aile avant – combinée à la dérive sur les dériveurs, ou placée du côté sous le vent sur les plus grands yachts et les catamarans – génère de la portance grâce à sa forme et à son angle d’incidence: la vitesse d’écoulement est plus élevée au-dessus qu’en dessous du foil, ce qui crée une dépression sur sa surface supérieure et engendre une poussée vers le haut. La réduction de la résistance du bateau entraîne une augmentation de sa vitesse, ce qui accroît à son tour le vent apparent à bord – le bateau génère en quelque sorte son propre vent. Des vitesses de pointe pouvant atteindre jusqu’à quatre fois la vitesse du vent sont ainsi possibles.
La taille, la forme et la conception des foils varient énormément selon la taille du bateau, son type (quillard, monocoque, multicoque) et son usage. Le choix de la conception adaptée dépend également de l’objectif recherché: assurer un vol stable grâce à la forme du bateau, ou viser des vitesses maximales, au prix de réglages plus complexes (voir encadré).
Dans le domaine des régates, la voie a été ouverte par la classe Moth. L’Australien Rohan Veal, lui-même très impliqué dans le développement des foils, est devenu le premier champion du monde de Moth à foils en 2025. Et tandis que la véritable percée à la Coupe de l’America a eu lieu lors de sa 34e édition, avec l’arrivée des premiers catamarans à foils, il serait aujourd’hui difficile d’imaginer une Coupe de l’America disputée avec des voiliers à déplacement «lents». Actuellement, la compétition se déroule sur les monocoques à foils de la classe AC75, dont le développement se poursuit à un rythme soutenu. Même le monde de la course au large a adopté le foiling: bien qu’Éric Tabarly ait déjà entrepris des essais au large avec un trimaran à foils en 1976, ce n’est «que» depuis le Vendée Globe 2016 que les Imoca effectuent leur tour du monde avec l’assistance de foils.
Bien des choses ont changé au cours des deux dernières décennies, ce qui soulève la question suivante: les voiliers volants ont-ils désormais été adoptés par le grand public, ou le foiling reste-t-il réservé aux professionnels?
Les foils fonctionnent en principe comme des ailes d’avion, mais dans l’eau. L’aile avant – combinée à la dérive sur les dériveurs, ou placée du côté sous le vent sur les plus grands yachts et les catamarans – génère de la portance grâce à sa forme et à son angle d’incidence: la vitesse d’écoulement est plus élevée au-dessus qu’en dessous du foil, ce qui crée une dépression sur sa surface supérieure et engendre une poussée vers le haut. La réduction de la résistance du bateau entraîne une augmentation de sa vitesse, ce qui accroît à son tour le vent apparent à bord – le bateau génère en quelque sorte son propre vent. Des vitesses de pointe pouvant atteindre jusqu’à quatre fois la vitesse du vent sont ainsi possibles.
La taille, la forme et la conception des foils varient énormément selon la taille du bateau, son type (quillard, monocoque, multicoque) et son usage. Le choix de la conception adaptée dépend également de l’objectif recherché: assurer un vol stable grâce à la forme du bateau, ou viser des vitesses maximales, au prix de réglages plus complexes (voir encadré).




